L'art est une des seules manières que nous ayons de rester vivant, tout en étant en train de mourir.

J’écris car l’écriture ne demande pas la permission pour apparaitre. Elle vient nous chercher. Elle fait éclore l’homme en lui-même.

Écrire pour s’incliner devant le Mystère. Écrire donc pour se soumettre. Se soumettre à l’élan de vie qui traverse.

Et pour refuser. Refuser le monde tel qu’on nous le propose. Refuser de l’appréhender d’un regard sans lumière.

Ma première Collection de poésies, De Lumière et de Chair, paraitra aux éditions Le Nouvel Athanor au printemps 2021.

De Lumière et de Chair

Quand viendra ton soleil qui fera tout renaître ?
La brûlure de tes doigts pressés contre mon être ?

Je voudrais m’endormir dans ton ventre à nouveau
Et faire de tes sourires une source à ciel ouvert
Quand ma vie ne ressemble qu’à un morne désert
Je voudrais m’endormir au sable de ta peau.

Ta voix ! Ta voix seule sait coucher mes colères
Et tes lèvres évanouir toutes mes douleurs d’hier

Quand viendra me draper ton soleil rayonnant ?
J’en oublierai la voix de mon accablement
Je retrouverai la vie dans sa saveur première

-L’éclat de tes cheveux est un toit de lumière.

“Je t’écris depuis un hasard
Un adieu, sur un quai de gare
Je t’écris depuis un espace
Une flamme, sous un hiver de glace
Je t’écris depuis une ruine
Cette fleur rouge, dans ma poitrine
Je t’écris pour dire un silence
Le monde n’existe qu’en apparence
Je t’écris depuis l’immortel
Depuis l’oubli, tu te rappelles?
Je t’écris depuis mon âme
Cet incendie, et ce vacarme
Je t’écris depuis un rocher
La vague, la trace de son baiser
Je t’écris sur la brume d’une fenêtre
Ton prénom, de souffle et de lettres
Je t’écris pour parler de moi
Ce vide, étreint entre tes bras
-Et pour tout ce qui manque
Un autre le dira.

L'Amour Médecin

Le livre L’Amour Médecin (Éditions Leduc.s) paraitra en automne 2021 ainsi que le film associé (Y.N Productions/CopyBook Films).

Je vous écris comme j’écris à ceux que j’aime.
J’entends m’adresser à votre coeur, faire pencher l’oreille de votre âme. En réalité, je ne m’adresse pas à vous -plutôt à cette flamme que vous portez en vous.
Je me plais à penser que si vous regardez en ce moment le soleil ou la pluie, un jardin, un ciel ou un mur d'hôpital et que vous ressentez de la joie, ou de la douleur -alors nous sommes ensemble.
Nous sommes tous unis par un sourire et une blessure: pour la part d’agonie avec laquelle nous naissons, et celle d’espoir avec laquelle nous mourrons.
C’est dans cette fraternité que nous relèverons les enjeux de ce siècle. [...]