L'art est une des seules manières que nous ayons de rester vivant, tout en étant en train de mourir.

J’écris car, comme tout ce qui est beau dans la Nature, la poésie ne demande pas la permission pour apparaitre. Elle vient nous chercher. Elle fait éclore l’homme en lui-même.

Je crois obstinément que l’art est une des seules façons que nous ayons de vivre, tout en étant en train de mourir.

Écrire, moins pour fuir que pour rester. Pour que chaque douleur de l’homme soit ma douleur, que chaque joie soit ma propre joie. Écrire pour laisser le jour entrer là où on ne l’envisageait même plus.

Écrire pour s’incliner devant le Mystère. Écrire donc pour se soumettre. Se soumettre à l’élan de vie qui traverse.

Et pour refuser. Refuser le monde tel qu’on nous le propose. Refuser de l’appréhender d’un regard sans lumière.

Mes 4 Collections de Poésies sont les suivantes:

  •  Première Collection de Poésies: «De Lumière et de Chair».
  • Deuxième Collection de Poésies: «De la Nature du Jour».
  • Troisième Collection de Poésies: «Fille du Vent».
  • Quatrième Collection de Poésies: «Avec l’Aube».

Ma cinquième Collection de Poésies, «Une étoile d’hiver», est en cours d’écriture.

 

En attente dêtre publiées au format papier, elles sont partagées sur ma page Facebook.

Mes livres à paraitre sont:

  •  « L’Amour Médecin», et le film-documentaire associé, pour une autre approche de l’Être, de la Vie et du Vivant.
  •  « Brule et Illumine », aphorismes spirituels et récits autobiographiques.

De Lumière & de Chair

Ma première Collection de Poésies

Écrite entre mes 8 et 30 ans.

Quand viendra ton soleil qui fera tout renaître ?
La brûlure de tes doigts pressés contre mon être ?

Je voudrais m’endormir dans ton ventre à nouveau
Et faire de tes sourires une source à ciel ouvert
Quand ma vie ne ressemble qu’à un morne désert
Je voudrais m’endormir au sable de ta peau.

Ta voix ! Ta voix seule sait coucher mes colères
Et tes lèvres évanouir toutes mes douleurs d’hier

Quand viendra me draper ton soleil rayonnant ?
J’en oublierai la voix de mon accablement
Je retrouverai la vie dans sa saveur première

-L’éclat de tes cheveux est un toit de lumière.

“Je t’écris depuis un hasard
Un adieu, sur un quai de gare
Je t’écris depuis un espace
Une flamme, sous un hiver de glace
Je t’écris depuis une ruine
Cette fleur rouge, dans ma poitrine
Je t’écris pour dire un silence
Le monde n’existe qu’en apparence
Je t’écris depuis l’immortel
Depuis l’oubli, tu te rappelles?
Je t’écris depuis mon âme
Cet incendie, et ce vacarme
Je t’écris depuis un rocher
La vague, la trace de son baiser
Je t’écris sur la brume d’une fenêtre
Ton prénom, de souffle et de lettres
Je t’écris pour parler de moi
Ce vide, étreint entre tes bras
-Et pour tout ce qui manque
Un autre le dira.

De la Nature du Jour

Ma seconde Collection de Poésies

Écrite en Inde entre 2016 et 2018.

Regarde-moi
-je suis légère à nouveau
Vois l’Océan, la lumière,
Combien ce paysage est beau
Combien le Ciel et la Terre,
Est immense
Et que la vie en nous, fleurit, et recommence.

Nos ombres-
Ont respiré ensemble
Et dans ton âme je suis sans mesure
Tu es, quand ta présence redevient l’océan
Et que je soumets tes blessures

J’aimerais t’entendre
Me parler
Du souffle de la vie
(Ce que j’ai d’immortel, ce que j’ai d’infini)
Et réapprendre
À tes côtés
La partition du vent
(Mais je me brûle en te nommant).

Veux-tu de nos vœux fidèles
De cet abîme en moi-même
D’être un grain que le vent sème,
Dans ces mondes qui vont et qui viennent
Veux-tu faire de mon regard,
Qui n’est rien d’autre qu’un grain de sable,
Une arche que les nuages traînent
Est-elle faite d’ailes ou de chaînes-


Veux-tu recommencer la vie
Veux-tu rapprendre l’innocence
J’écris des carnets d’espérance
J’écris des carnets d’oubli.


Veux-tu de ce monde où je t’aime
Où tu t’endors contre mon cœur
Toi étranger, moi bohémienne,
Flammes du soleil lorsqu’il se meurt
Veux-tu dans cette nuit où nous sommes
Oublier l’onde et la marée
M’aimer par choix et par degrés – comme
On foule un temple abandonné
Veux-tu de cette horloge qui bat
De cet intime battement
Soumis à l’autorité de ta joie
Près du berceau de nos enfants
Veux-tu de ce cœur ébloui
De ce printemps quand l’hiver fuit
Laissant son ombre sur le lit
Veux-tu qu’en échangeant nos âmes
Qu’en se touchant, on se transforme
Et que nos doutes et nos orages
Tombent à nos pieds et puis s’endorment
Ton rire est la preuve du Ciel
Veux-tu de cette grâce éternelle
De cet orgueil d’être debout
D’être ignorant de savoir tout


Veux-tu recommencer la vie
Veux-tu rapprendre l’innocence
J’écris des carnets d’oubli
J’écris des carnets d’espérance. 

Souviens-toi de moi
Comme une heure de la journée
Comme la mémoire de la Mer
Souviens-toi de moi depuis l’Humanité
Souviens-toi de moi dans ma forme première.

Serait-il possible de t’aimer autrement ?
Te parler,
par les grains de la Terre
et le souffle du Vent ?

Souviens-toi de moi
Comme les couleurs du jour
Comme le don de l’Amour.

Serait-il possible de t’aimer sous le bleu de l’Azur
Te connaitre,
par le jeu du Soleil contre ma chevelure ?

Souviens-toi de moi puisque tu m’abandonnes
Souviens-toi de moi en ta vie achevée
Souviens-toi de moi aux couleurs que l’Automne
Fait prendre à la Forêt.


Serait-il possible de t’aimer depuis l’invulnérable
Te toucher,
par la joie de ma peau à mes doigts sur le sable ?

Souviens-toi de moi quand tu vas t’assoupir
Contre un arbre que ta vie aura fait refleurir
Souviens-toi de moi au bord de l’Océan
Lorsqu’il se fait miroir de ta magnificence
Souviens-toi de moi dans tes sinistres ruines
Brisé et à genoux devant tes origines

Serait-il possible de t’aimer contre l’ombre du soir
T’appeler,
en mon cœur la promesse et l’Espoir ?

Souviens-toi de moi quand tu oublies ton nom
J’ai fait pour mes oiseaux un nid grand comme le monde.

Serait-il possible de t’aimer sans ne jamais t’avoir vu?
Te contempler,
au vol du papillon vers une fleur inconnue ?

Souviens-toi de moi-
Et mon feu primitif avant de s’écrouler
Jurera de servir ta seule volonté.


Fille du Vent

Ma troisième Collection de Poésies

Écrite en 2019, dédiée à mon père.

Je t’aimerai de la manière dont un enfant regarde le monde

(Sans le penser, sans en douter, sans réfléchir)

Je t’aimerai pour te bercer

De ce qui te faisait souffrir

 

Je t’embrasserai seulement en te regardant

Je m’arrêterai au seuil de ta bouche

Là d’où s’échappe ton chagrin

Quand il cherche encore son souffle.

 

Je t’embrasserai jusqu’à la gorge

Là où tes peines viennent faire leur nid

Quand ta vie est à son automne

Sous tes écharpes de ciel gris.

 

Je t’embrasserai sur ton corsage

Sur les plis froissés de ton cœur

Là où l’oiseau est dans sa cage

Un peu blotti dans sa douleur.

 

Je t’embrasserai sur tes yeux

Pour te dire

De ne plus craindre tes larmes

Pour te parler

D’une vérité qui s’apprend sous les arbres.

 

Je t’embrasserai sans te toucher

J’ai fait des ponts de nos silences

Et nos silences sont des baisers.

 

Je t’embrasserai sur la langue

Puisque ta vie est une rumeur

Puisque ta rumeur est un cri

Puisqu’on écrit

Contre le vent

Et qu’on se risquera à l’attendre.

 

Tu me diras qu’il faut rêver,

Mais encore plus qu’il faut vivre

Quand sur tes plaies, doucement,

Je déposerai un sourire

 

Et tu redeviendras

Comme le ciel qui s’endort

Etendu sur la mer

D’un corps lourd comme la terre

Puisque tes mains ont les reliefs

De la tristesse.

 

(Je t’aimerai pour t’envisager

Comme la victoire de la tendresse.)

Puisque tu portes ta vie

Comme un parfum que seule l’ombre révèle

Souviens toi que je t’aime.

 

Souviens-toi

Que seule l’aurore devant la mer

Peut parler de ta beauté ;

Souviens-toi que tes mains

Ont été pour moi

Le commencement du monde.

 

Souviens-toi du marcheur

Qui ne craint pas la nuit

Parce qu’il est sa lumière

Souviens-toi de l’oiseau

Qui oublie que son nid

N’est fait que de poussière.

 

Souviens-toi que rien ne résiste

À l’inconstance du temps

(Mais souviens-toi surtout

Du sourire des enfants)

Souviens-toi que les coeurs

Ne peuvent se rencontrer

Que dans la solitude

Souviens-toi qu’à tes lèvres

Prennent fin

Toutes mes incertitudes.

 

Puisque tu portes ta vie

Comme un parfum que seule l’ombre révèle

Souviens-toi de sourire

À ceux qui ont perdu le soleil.

C’est parce que ce sera toi

Que j’ai remis à l’heure toutes les horloges du monde,

Mis des fraises au jardin, pour août,

Comme tu aimais;

 

C’est parce que ce sera toi que j’ai repris ma route,

Que j’ai repris ma route, devant l’immensité.

 

C’est parce que ce sera toi

Que mes rêves se confondent

C’est parce que ce sera toi, que j’ai recommencé;

 

Que j’ai recommencé à compter les secondes,

Qui me séparent encore de ton éternité.

Avec l'Aube

Ma quatrième Collection de Poésies

Écrite en Automne 2019-Hiver 2020.

Comme tous les Hommes

Je servirai la Terre

Car comme tous les Hommes

Je ne suis riche que de mon sang.

J’ai mon enfance aux genoux écorchés.

Mon cœur a déserté ses propres guerres.

Mon corps est double, presque muet.

Souvent, ma pudeur lie les mains à mon audace

Mais ma fureur les libère.

Et beaucoup de mes rêves s’accrochent à la vie.

Une grande partie de moi est immortelle

Et l’autre n’existe déjà plus

C’est pourtant elle

Que je préfère

Pour son goût

De l’imprévisible.

Et comme les Hommes,

Comme les fleurs,

Je tourne mon visage vers le soleil

Fait de mon être un lit où la lumière s’étend

Et sous le vent,

S’endort en frissonnant.

Que feras-tu quand le monde voudra éclore en toi?

Tu es venu dans ma vie comme la colombe annonce un monde qui renaît.

Comme l’errant trouve un foyer.

Prenons la route dès demain.

D’une joie retrouvée, d’un pas décidé, d’un espoir affirmé.

Je sais.

La ville gronde encore ce soir.

Des enfants ont encore faim. 

Mais un chant a commencé parmi les étoiles. 

Toutes ces vies liées à toi.

À toi et moi.

Toutes ces fleurs attendant de fleurir quelque part.

Viens, ton voyage n’a jamais été si proche. 

Il t’attend, et je t’attends avec lui.

Je sais.

Tu es fatigué de tout l’amour que tu portes, comme l’arbre écrasé sous ses fruits.

Mais vient la saison de la récolte, donc laisse-moi te délivrer.

Laisse ton coeur battre dans la nuit au chant des étoiles.

Demain, nous irons porter la nouvelle aux hommes.

Ma mère,

Je la vois désormais dans sa lumière d’hiver, après l’avoir vue sous sa lumière d’automne et sa lumière d’été. Elle m’apparaît nouvelle, elle m’apparaît enfin. Dénudée. C’est à dire elle-même. Comme la nature, elle n’a plus ses feuilles, elle n’a plus ses attraits, elle n’a plus ses contours et ses charmes de printemps, c’est à dire ses façons de se dérober à nos yeux. Elle est vide de sa plénitude. Elle n’a plus peur d’être vue. Elle n’a plus peur d’être même  . Elle habite mon imagination.

Il me faut imaginer les oiseaux qui y ont fait leurs nids, les sensations qu’elle a accueilli, les odeurs de son corps en fleurs ou en deuil.

A t elle jamais été ma mère ? Je la nomme ainsi pour son ventre de femme devenu mon refuge, pour son cœur de femme devenu mon repère, mais je crois qu’elle n’est pas ma mère. comme l’arbre devant moi, elle est mon école.

Ma seule école.

Je cours vers elle pour apprendre et je m’enfuis dès que l’heure m’appelle. Je la prends pour cet immobile qui m’attendra toujours au bout de la rue, au détour du chemin.

Elle est ma maison. L’oreiller de mes confidences. La trace de tout ce qui est important.

Quand elle sourit, ma joie se multiplie à l’infini. Grâce à son hiver, elle n’est plus la même depuis qu’elle se sait éternelle.  Et bientôt, elle sera si pâle, de plus en plus pâle, qu’elle se fondra dans la lumière.

J’écris

Pour les sentiments dans les gares

Les chats sur les toits

Les fleuves qui se croisent

(et forcément tes mains, ton épaule)

J’écris pour les trésors cachés dans les greniers

J’écris pour les chemins qu’on a peur d’emprunter

J’écris pour les refrains qu’on fredonne en marchant

J’écris pour l’arc-en-ciel de tous mes sentiments

J’écris pour le Dieu qui dort dans les églises

J’écris pour cette Terre qui nous était promise

J’écris pour ma douleur qui n’appelle que tes bras

J’écris pour toutes les fois où l’on recommencera

J’écris pour les oiseaux que l’hiver frappera

J’écris pour tous les cieux où l’on se retrouvera

J’écris pour ce grand rêve ou tu m’emporteras.